• Sabine Naturopathe

COCAÏNE


Je pourrais faire fi de cette drogue et continuer mon flegmatique chemin de naturopathe, m’occupant simplement d’enseigner à mes consultants la trame d’un nouveau mode de vie qui les ramènerait à la santé, cela, sans m’attacher à leur passé houleux mais l’usage de ce stupéfiant revient dans un très grand nombre d’anamnèses, semblant faire partie des mœurs, en nocturne comme en diurne, allant du monde de l’entreprise, de la santé, de l’art ou de monsieur et madame tout le monde. La plupart doivent tenir pour assumer des journées très longues, des nuits, souvent derrière une journée d’entrepreneur. Besoin d’un coup de fouet qui annihile toute fatigue, tout coup de barre, toute mauvaise humeur, inhibant appétit ou douleur, offrant euphorie et impression de toute puissance…un rail et c’est reparti comme au lever.

Toutefois, il n’y a plus de tabou, c’est répandu, chez une population très diversifiée, tous âges confondus, classe souvent privilégiée mais pas seulement. Le prix a baissé depuis les années 2000 et cette poudre est devenue abordable aux budgets serrés. Plus de 15% des français ont déjà touché à cette drogue et les ¾ d’entre eux en deviendront dépendants. Y a-t-il donc un lien entre cette substance et leur état de santé d’aujourd’hui ? De toute évidence.

Que fait la cocaïne une fois dans mon organisme? Le mode de fonctionnement sur le cerveau nécessite encore d’approfondir les recherches mais les cellules s'auto digèreraient lorsque consommée à forte dose.

En stabilisant les membranes neuronales, la cocaïne inhibe la conduction de pulsions nerveuses et produit une perte réversible de sensations. La cocaïne se lie à la dopamine , la sérotonine et aux protéines de transport de la noradrénaline, inhibant la recapture de la dopamine, sérotonine et de la noradrénaline dans les neurones pré-synaptiques. Cela conduit à une accumulation des neurotransmetteurs respectifs dans la fente synaptique et peut entraîner une activation accrue des récepteurs post-synaptiques.

Le mécanisme d’action par lequel la cocaïne exerce ses effets anesthésiques locaux consiste à se lier et à bloquer les canaux sodiques voltage-dépendants dans la membrane cellulaire neuronale.


Alors pure, coupée au sucre, au lactose ou au lévamisole, antillaise et guyanaise, sur le long terme, cette vilaine habitude portera inéluctablement à conséquence (troubles délirants, douleurs thoraciques, troubles cardio-vasculaires…), et l’Agence du médicament montre une augmentation alarmante des intoxications et des décès. Les effets sur le long terme seront insidieux, le lien avec les mal êtres présent ne sera d’ailleurs souvent pas corrélé, qu’ils soient physiologiques comme émotionnels. Les systèmes nerveux, neuronaux, hormonaux, digestifs seront impactés.

Des solutions? Envisager rapidement l’arrêt et modifier son mode de vie.


Le naturopathe ne pratique aucun diagnostic médical et les techniques proposées ne se substituent à aucun traitement médical ou suivi psychologique.





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